Le château de Montois est un château situé à Ressons-le-Long, à la croisée des vallées de l'Aisne et de Retz.

Il voit le jour en 1736 sous la forme d’un pavillon, constituant encore le corps central de l’édifice actuel. Il est agrandi entre 1875 et 1890 par la construction de deux pavillons latéraux dont les pignons à redents témoignent de l'architecture typique du Soissonnais et de deux tourelles octognales dans la lignée des manoirs du XVIe siècle.

120536751

A l'origine, c'est une simple ferme appartenant à Claude Molin, qui agrandit la propriété et l'améliore jusqu'en 1596 puis la met en location jusqu'en 1623. Jean Levesque de Roqueville, seigneur de Roqueville, marchand bourgeois de Compiègne, conseiller du roi, receveur admoniateur du revenu de la châtellenie de Vic-sur-Aisne, rachète le fief à Claude Molin en 1623, qui préfère en fait séjourner dans son hôtel particulier de la rue de Jouy à Paris.

Après plus de 50 ans d'indivisions entre les enfants et petits-enfants de Jean Levesque de Roqueville, le domaine de Montois revient finalement à l'arrière-petit-fils de Jean : Louis-Ignace Levesque de Roqueville.  

En 1719, après en avoir obtenu les droits seigneuriaux lui autorisant l'aliénation du fief de Montois, Louis-Ignace Levesque de Rocqueville devient le 1er seigneur de Montois et le premier à habiter le domaine. La seigneurerie de Montois comprend alors quatre maisons avec cours, jardins, bois et vignes. En 1735, son fils Louis-François de Sales Levesque de Rocqueville, seul héritier du domaine, vend le fief de Montois à Antoine de Perticoz, écuyer et seigneur de Perticoz, chevalier de l'ordre de Saint-Louis.  

Antoine de Perticoz lance véritablement la construction du château de Montois afin d'en faire sa résidence d'été. Le château prend la forme d'un pavillon accolé à l'ancienne ferme située à l'ouest du château. Ce bâtiment constitue aujourd'hui le corps central du château.
Antoine de Perticoz, sans postérité à sa mort en 1741, laisse la propriété à son neveu Louis de Perticoz.

120536838

A la mort de Louis de Perticoz le château est habité par sa fille Marie Françoise de Perticoz qui épouse Pierre-Philippe Le Cornier de Cideville. De leur union vient au monde Jean-Baptiste-Julien Le Cornier de Cideville qui hérite du château en 1837 à la mort de son oncle Louis Antoine, frère aîné de Marie Françoise.

Dès 1837 Jean-Baptiste-Julien Le Cornier de Cideville procède à de grands travaux d'amélioration du château. Des communs sont construit à l'est du château. Au nord, le chemin vicinal qui passe devant le château est reculé pour agrandir la terrasse. L’ancienne entrée principale située à l'est est transformée en passage vouté réservé aux piétons. Une nouvelle entrée voit le jour à l'ouest du château en bas du ravin avec la construction d'un portail en fer forgé.

Plus tard, en 1865, une chapelle est erigée. Le blason avec armes de la famille est gravé dans la pierre qui surplombe la porte de la chapelle.

De son mariage avec Marie Anne-Victoire Marc, Jean-Baptiste Julien Le Cornier de Cideville naissent 2 enfants : le 3 février 1838,un fils Pierre-Marie Le Cornier de Cideville et en 1840, une fille, Marie Le Cornier de Cideville. Marie-Anne Victoire Le Cornier de Cideville, née Marc, s'éteint en 1863 tandis que son époux, Jean-Baptiste Julien Le Cornier de Cideville décède en 1874 au château de Montois.

120536876

Pierre-Marie Le Cornier de Cideville hérite du château en 1874. Entre 1875 et 1876, il procède à des modifications majeures, en lui adjoignant deux ailes de part et d'autre du pavillon central et une tour octogonale à l'est. En 1890, il fait édifier une autre tourelle octogonale sur la façade nord du pavillon central. 

René Louis Jules Rigaut, riche entrepreneur et propriétaire agricole de la région, rachète le château de Montois entre 1921 et 1923 pour en faire sa résidence de chasse, certainement avec les dommages de guerre de la première guerre mondiale. Il entreprend à son tour de nombreux travaux de rénovation et de modernisation ; il agrandit notamment la terrasse centrale et l'entrée menant au vestibule d'honneur. 

En novembre 2013, François René Marie Armaury Rigaut, qui a hérité des châteaux de Tencin et de Montois, à la mort de sa mère, revend ce dernier. Ainsi s'achève l'histoire du château après près d'un siècle d'appartenance à la famille Rigaut.

Je n'ai pas trouvé d'info précise sur ce qu'il en est aujourd'hui. A priori il serait en rénovation, géré par une association qui veut y organiser diverses manifestations. Mais aucune date n'est précisée...

Si vous en savez plus... vos informations seront les bienvenues !

D'après Wikipédia