Le musée des Confluences est un musée d'histoire naturelle, d'anthropologie, des sociétés et des civilisations. Héritier du Musée d'histoire naturelle Guimet de Lyon, il est hébergé dans un bâtiment de style déconstructiviste de l’agence d'architecture Coop Himmelb(l)au de 2014, dans le quartier de La Confluence, sur la pointe sud de la Presqu'île de Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône.

Il en reprend les collections et a pour vocation de compléter son fonds par des acquisitions. Il fait l'objet de dépôts et prêts de musées et institutions diverses (musées d'art et de la culture, jardins botaniques, fondations, congrégations religieuses...) pour ses espaces d'exposition temporaires et permanentes. Le musée a une activité orientée vers la scénographie (coopération avec des salles de spectacle musical et de théâtre) et a débuté celle d'éditeur de livres (romans autour de quelques objets fameux de sa collection en collaboration avec des auteurs de textes littéraires ou de dessins et de photographies).

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Le projet déclaré est celui de pédagogie distrayante et artistique, « les confluences des savoirs », en même temps que de signal architectural de porte de ville. Il est associé aux franchissement des deux fleuves et mis en ensemble urbain avec les ponts. Le jardin de « la confluence » permet de relier les promenades établies sur les bords de la Saône à celles du Rhône dans l'urbanisme nouvelle manière de la ville écosystème. Ce musée est géré par l'agglomération devenue la métropole de Lyon à structure de département.

Le projet de création d'un nouveau musée à partir des collections du Muséum de Lyon est lancé en juillet 1999. En 2001, le projet piloté par Michel Mercier, le président du Conseil départemental du Rhône, est l'objet d'un concours international d'architecture, supervisé par un jury de 18 personnes. Le cabinet autrichien Coop Himmelb(l)au soumet un projet basé sur une architecture déconstructiviste et d'importants porte-à-faux. Il remporte le concours en février 2001.

En 2003, un premier permis de construire est délivré. Mais les promoteurs découvrent un peu tard que le site, alluvial, est instable et inondable, et situé trop près de l'autoroute A7 : les travaux de renforcements coutent 6 millions d'euros et un premier retard...

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Les travaux démarrent le 10 octobre 2006, ils sont menés par l'entreprise Bec Frère, filiale du groupe Fayat. Assez rapidement des désaccords surviennent entre les différents acteurs impliqués. Le chantier est à l'arrêt pendant 7 mois en 2007. Puis l'entreprise Bec Frère se désengage du projet, par une résiliation à l'amiable, le 4 décembre 2008. En 2009, un appel d'offres est lancé se reposant sur un nouveau cahier des charges, celui-ci ne reçoit aucune offre... Le chantier est finalement confié à Vinci en janvier 2010. Les sociétés spécialisées SMB et Renaudat Centre Constructions réalisent les études, la production et le montage de l'ouvrage métallique révisé dans sa structure par la modification de la forme de la salle d'accueil et sa passerelle. Les travaux reprennent en avril 2010 pour une ouverture le 20 décembre 2014.

Le musée est composé de trois ensembles appelés « Socle », « Cristal » et « Nuage » :

  • le socle en béton regroupe sur sa proéminence les espaces fermés disjoints d'accueil et de restauration, un espace ouvert composé d'un bassin. Le socle contient un auditorium ainsi que les espaces techniques ;
  • le cristal, entièrement vitré, est un espace composé de circulations autour du « vortex symbolique » et accède à une librairie et un centre documentaire. Il marque la perspective sur les berges du Rhône depuis le Nord, il permet depuis son intérieur un demi tour d'horizon sur l'hyper-centre à buildings-signaux de la ville ;

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  • le nuage est l'espace des expositions permanentes et temporaires en salles à dimensions prédéterminées et articulées sur des passages « ouverts sur l'extérieur » : passage à grand claustra vitré transparent circulable sur le niveau au-dessus du bassin ; passage d'exposition au dernier niveau dont le vitrage supérieur de couverture transparente est bleu (éclairage façon galerie) ; point de vue panoramique fermé sur le fleuve sur le sud de la ville. Le nuage comporte à son sommet une cafétéria en espace fermé, et deux points de vue panoramiques ouverts : à l'ouest en surplomb vue sur l'horizon du coteau urbanisé de la Saône et sur la ville reliée historiquement au sud en traversant ce fleuve (nœud routier des ponts et ouvrage d'art métal remarquable du patrimoine industriel en France du chemin de fer) ; à l'est vue sur l'horizon de la plaine industrialisée, une vue en perspective des montagnes.

D'après Wikipédia