Le château de Walzin est perché sur un piton rocheux de plus de 50 mètres de haut surplombant à pic un méandre de la Lesse ; ce nid d'aigle a verrouillé au cours des siècles la vallée inférieure de la rivière ainsi qu'une des routes reliant Dinant à la France.

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Le château, un des plus grands de Belgique, a été construit au XIe siècle, probablement à l’instigation de Théoduin de Bavière, prince-évêque de Liège, ou de Conon de Montaigu, comte de Rochefort et compagnon aux croisades de Godefroy de Bouillon. Il sert de poste de surveillance et de défense avancée à la ville de Dinant. Le seul accès vers Dinant venant du Sud passait par le gué de Walzin.

Il subit de nombreux sièges destructeurs car les châtelains de Walzin sont suzerains des princes-évêques de Liège et impliqués dans les incessants conflits qui opposent ceux-ci au duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1466, et à l'empereur Maximilien d’Autriche.

La terre de Walzin est confiée en 1468 à Catherine de Croÿ Chimay, qui l'apporte en mariage à Robert de La Marck, duc de Bouillon, ancêtre des propriétaires actuels. En 1489, le château abrite Guillaume de La Marck, le redoutable "Sanglier des Ardennes". Cela amène une nouvelle vague de destructions, qui se poursuit lors des guerres entre l'empereur Charles Quint et le roi Henri II de France.

En 1554, François Ier de Clèves, duc de Nevers, y établit son quartier général et y loge lors du sac de Dinant. En 1581, Adrienne de Brandenbourg-Berlaymont, fille de Charles de Berlaymont (chevalier de la Toison d'or et conseiller de Marguerite de Parme) et d'Adrienne de Ligne, reconstruit les parties détruites et décide d'agrandir le château.

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Walzin occupe une position clé sur la vallée de la Meuse lorsque Dinant voit défiler les troupes de Louis XIV en 1675 et en 1692. Le château subit d'importants dommages en 1793 par les armées révolutionnaires françaises qui détruisent toutes les archives.

Le château appartient à Alfred Brugmann de Walzin, et sa famille, en 1850. Il y apporte de nombreuses restaurations. Dans les années 1930 d'autres restaurations sont apportées par le Baron Frédéric Brugmann de Walzin. Sa fille, la Baronne Albert de Radzitzky d'Ostrowick est devenue propriétaire du château et de son domaine en 1945. Son époux, le Baron Albert de Radzitzky d'Ostrowick y apporte également de nombreuses atouts, tels que les jardins.

Ce sont les restaurations en 1881 par l'architecte Émile Janlet et de 1930 à 1932 par l'architecte Octave Flanneau qui ont rendu à sa façade, de plus de 100 mètres de long surplombant la rivière, l’aspect imposant et romantique qu’on lui connaît aujourd'hui.  

Le château a été racheté récemment par le comte et de la comtesse Alexis de Limburg Stirum, issus d'une famille qui remonte au IXe siècle, et descendants directs d'Henri IV, duc de Limburg, et de Guillaume de La Marck, le "Sanglier des Ardennes". Le domaine est privé et ne se visite pas.

Souvent appelé le « Neuschwanstein belge », le château de Walzin a inspiré de nombreux artistes qui ont tous voulu représenter ce monument exceptionnel, tels Remacle Leloup en 1744, Gustave Courbet en 1846, ou encore Victor Hugo le 19 août 1863.

D'après Wikipédia