PASSION ARCHITECTURE

24 mai 2019

LE GRAND PALAIS - PARIS - FRANCE

Le Grand Palais est un monument parisien situé en bordure des Champs-Élysées, face au Petit Palais, dont il est séparé par l'avenue Winston-Churchill dans le 8e arrondissement. Ses 77 000 m2 abritent régulièrement salons et expositions prestigieuses. 

Historique

Le « Grand Palais des Beaux-Arts » est édifié à Paris à partir de 1897, pour l'exposition universelle prévue du 15 avril au 12 novembre 19001, en lieu et place du vaste mais inconfortable Palais de l'Industrie de 1855. « Monument consacré par la République à la gloire de l’art français », comme l'indique le fronton de l’aile ouest (Palais d'Antin), sa vocation originelle consiste à accueillir les grandes manifestations artistiques officielles de la capitale.

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Après une suite d'épreuves très disputées, de péripéties et un âpre débat au sein des représentants des autorités, de la presse et du grand public, les architectes Henri Deglane, Albert Louvet, Albert-Félix-Théophile Thomas et Charles Girault ne peuvent être départagés et sont choisis pour réaliser une synthèse de leurs propositions respectives et faire œuvre commune.

Henri Deglane est chargé des nefs nord et sud de la grande nef et de sa partie transversale dénommée « paddock », des façades et décors qui l'entourent et plus particulièrement de l'entrée principale et des péristyles situés de part et d'autre, sur la nouvelle « avenue Alexandre III », actuelle avenue Winston-Churchill. Albert Louvet, auteur du plan, se voit confier la responsabilité d'édifier la partie centrale dont le Salon d'honneur et, en coordination avec Deglane, le grand escalier d'honneur et le décor peint et sculpté du mur de fond de la nef transversale. Albert Thomas doit mener à bien la construction de l'aile ouest, dite Palais d'Antin et des élévations correspondantes sur l'avenue d'Antin (future « avenue Victor-Emmanuel III », aujourd'hui avenue Franklin-D.-Roosevelt). Quant à Charles Girault, il est désigné pour la mise au point définitive des plans et la coordination générale des travaux. Il doit assurer, en même temps, la maîtrise d'œuvre du Petit Palais (actuel musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris) dont il est le concepteur. 

Avant l'exposition universelle de 1900, l'amorce d'une longue perspective est déjà marquée par le Dôme, l'Église des soldats, l'Hôtel et l'Esplanade des Invalides. Mais, de l'autre côté de la Seine, le regard bute de façon malheureuse sur une des façades latérales du Palais des Arts et de l'Industrie. Lors de la période de préparation des modalités du concours et, en particulier, du dessin des gabarits définissant l'emplacement précis de chaque bâtiment devant succéder à l'ancien palais, l'intention est d'inscrire ce projet dans une réalisation urbanistique plus large. Il est ainsi prévu de prolonger l'axe des Invalides jusqu'au palais de l'Élysée et d'offrir, par là-même, une ossature à la future grande exposition.

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L'axe républicain est né, tracé auquel se doivent d'obéir l'organisation et l'implantation des pavillons étrangers et à thème installés sur l'esplanade des Invalides comme l'ensemble formé par le Grand Palais, le Petit Palais devant lui faire face, de l'autre côté de l'avenue nouvelle ainsi créée, et le pont Alexandre-III lancé, en cette occasion, au-dessus du fleuve. Cet axe, qui perdurera au-delà des festivités de 1900, constitue encore aujourd'hui la dernière réalisation d'envergure dans l'urbanisme parisien.

Le vaisseau principal, d'une longueur de près de 240 mètres, est constitué d'un espace imposant surmonté d'une large verrière. 

Ce type de bâtiment marque l'aboutissement de l'éclectisme, propre au style Beaux-Arts. Le Grand Palais constitue, à lui seul, un résumé des goûts de la Belle Époque, mais marque en même temps la fin d'une certaine conception de l'architecture où le maître d'œuvre, à la fois artiste et technicien, occupe un rôle prépondérant.

L'ouvrage est l'un des derniers jalons d'une époque antérieure à l'ère de la fée électricité. Il témoigne de ce moment des grandes structures transparentes, héritières du Crystal Palace de Londres conçu par Joseph Paxton en 1851, où l'apport en lumière naturelle est encore indispensable à tout grand rassemblement humain.

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L'inauguration du Grand Palais a lieu avec tout le faste propre à la IIIe République. Une plaque de l'un des frontons d'angle porte encore, gravé dans la pierre, le témoignage de l'événement. La cérémonie se tient le 1er mai 1900, en présence d'Émile Loubet, président de la République, de Pierre Waldeck-Rousseau, alors président du Conseil et ministre de l'Intérieur et des Cultes, de Georges Leygues, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, d'Alexandre Millerand, ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et, enfin, d'Alfred Picard, commissaire général de l'Exposition universelle.

Dès 1901, le Grand Palais abrite, parallèlement aux Salons artistiques, de nombreuses autres manifestations.  

Les salons consacrés aux beaux-arts connaissent leur âge d'or pendant les trente premières années de fonctionnement du palais. Avec l'avènement du Front populaire en 1936, ces présentations, considérées par certains comme l'expression d'un art réservé à une élite bourgeoise, perdent progressivement de leur prestige et voient leur surfaces réduites d'une manière considérable avec l'installation définitive du Palais de la découverte l'année suivante. Après la guerre, on leur préfère les salons techniques et commerciaux, plus rentables. Les salons artistiques perdurent encore un moment avant de voir leur espace d'exposition diminuer comme peau de chagrin et d'être relégués dans des endroits moins nobles et moins visibles du Grand Palais. À partir de 1947, l'édifice perd sa fonction de Palais des Beaux-Arts, ce pour quoi il a été construit.

Le Palais de la découverte de l'exposition universelle de 1937 est installé dans l'aile ouest du Grand Palais. Il est conçu à l'origine comme une présentation temporaire, mais fort de son succès, il reste et constitue aujourd'hui une véritable institution dont la popularité ne s'est jamais démentie.

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Façade intérieure

La création de l'établissement public du Grand Palais, en 2007, a permis de rationaliser les espaces. Désormais, le Grand Palais accueille une partie de l'administration de l'établissement public de la Rmn-Grand Palais, les Galeries nationales du Grand Palais, le Palais de la découverte, le commissariat de police du VIIIe arrondissement et, provisoirement, des salles de répétition de la Comédie-Française. Dans ces années 2000, le palais fait également l'objet de grands travaux de rénovation et consolidation.

Le 12 février 2018, la ministre de la Culture Françoise Nyssen annonce la fermeture à venir du Grand Palais, de décembre 2020 au printemps 2023, afin de procéder à une rénovation de plus grande ampleur d'ici 2024, date à laquelle doivent y avoir lieu les épreuves d'escrime des Jeux olympiques de 2024. Celle-ci, plusieurs fois repoussée, doit permettre outre une restauration, de réorganiser et d'augmenter ses capacités d'accueil, ainsi que de redéfinir les missions de la structure, en liaison avec le Palais de la découverte ; son coût de 466 millions d'euros doit être financé en partie par un emprunt et par le mécénat de Chanel.

Depuis 2009, des ruches ont été installées sur le toit du Grand Palais pour favoriser la biodiversité et faire connaître la vie des abeilles en milieu urbain.

D'après Wikipédia

 

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23 mai 2019

LES ARENES DE PICASSO - NOISY-LE-GRAND - FRANCE

Les arènes de Picasso, conçues par l'architecte espagnol Manuel Núñez Yanowsky en 1981 et inaugurées en 1985 sont un ensemble immobilier situé à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis.

Le complexe est organisé autour de la place Pablo-Picasso, de forme octogonale. Deux axes, nord-sud et est-ouest, la traversent. Le pourtour de la place est intégralement bâti, à l'exception de son côté sud. Aux deux extrémités, deux grands cylindres, dont l'axe est parallèle à l'équateur, sont encastrés dans les habitations. L'ensemble est une représentation abstraite d'un chariot renversé. Les deux éléments caractéristiques de l'ensemble sont deux immeubles de forme cylindrique (surnommés les « camemberts » par les habitants), placés au-dessus des côtés ouest et est de la place.

L'ensemble regroupe 540 logements, une crèche, une école secondaire et d'autres installations scolaires, et des boutiques. 

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22 mai 2019

GARE D'ANVERS CENTRAL - BELGIQUE

La gare d'Anvers-Central est considérée comme l'un des monuments les plus fastueux de Belgique et l'une des plus belles gares du monde.

À Anvers, sur le site de la gare actuelle, la première station dénommée alors « Borgerhout », située à l'extérieur des fortifications près de la porte du même nom, est mise en service le 3 mai 1836 par les Chemins de fer de l’État belge, lorsqu'a lieu l'inauguration de la deuxième section, de Malines à Anvers de la première ligne de chemin de fer en Belgique. Le bâtiment voyageurs n'est alors qu'une « petite baraque en bois ».

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Lors de sa séance du 30 décembre 1853, les sénateurs insistent sur le fait que la gare est devenue peu convenable pour une si grande ville et qu'il faudrait construire une vraie station voyageurs et peut-être la déplacer à l'intérieur des fortifications, ce qui s'avère impossible. Ce sera une station construite en bois et en fer, pour pouvoir être facilement détruite, mais cela n'empêche pas d'établir un bâtiment solide capable de durer. Il est déjà prévu par le gouvernement d'édifier plus tard un « nouveau monument ».

Les travaux pour la construction d'une nouvelle gare débutent en 1895, la mise en service a lieu le 11 août 1905. C'est à cette occasion qu'elle est renommée « Anvers-Central ».

Le terminus construit en pierre, recouvert d'un vaste dôme sur la salle d'attente a été dessiné par Louis de la Censerie dans le style éclectique. La structure recouvrant les voies (185 mètres de long et 44 mètres de hauteur) faite de fer et de verre a été pensée par l'ingénieur Clément van Bogaert. La gare est largement considérée comme un des plus beaux exemples de l'architecture ferroviaire en Belgique. Le viaduc de gare est également un ouvrage d'art remarquable, dessiné par l'architecte local Jan van Asperen.

Depuis 1998, un travail de reconstruction à large échelle a été mené à bonne fin pour faire de ce qui était un terminus une gare de passage vers le nord et les Pays-Bas permettant le passage des TGV Bruxelles-Amsterdam. Un nouveau tunnel a été creusé entre la gare de Berchem au sud de la ville et la gare d'Anvers-Dam au nord. La gare comporte aujourd'hui 4 étages et 14 voies.

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D'après Wikipédia

 

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21 mai 2019

DECONSTRUCTIVISME

Le déconstructivisme est un mouvement contemporain, parallèle et différent du postmodernisme, qui s'oppose comme lui à la rationalité ordonnée de l'architecture moderne, mais avec une part complètement opposée puisque le déconstructivisme assume pleinement la rupture avec l'histoire, la société, le site, les traditions techniques et figuratives.

Le déconstructivisme revendique la fragmentation et lapolarité négative, qu'il associe à des processus de design non linéaire, à des thèmes comme la géométrie non euclidienne, en poussant à l'extrême des thèmes de l'architecture moderne comme l'opposition entre structure et enveloppe, entre plancher et mur, et ainsi de suite. Les apparences visuelles des réalisations dans ce style sont caractérisées par une imprédictibilité stimulante et un chaos contrôlé. Cependant, les critiques de la déconstruction le voient comme un exercice purement formel qui se fait au détriment de la vie sociale.

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L'Imperial War Museum North de Daniel Libeskind à Manchester. 

L’architecture déconstructiviste qui s’affirme dans les années 1990 a de bonnes raisons d’être, en apparence, déraisonnable. Murs penchés, sols inclinés, poteaux de biais, fenêtres inclinées, ces édifices qui semblent avoir subi les secousses telluriques sont bien le résultat d’un travail pensé de la part des architectes.

En 1988, Philip Johnson et Mark Wigley organisent une exposition au musée MOMA à New York intitulée : Deconstructivist architecture. Le public découvre la confluence du travail, depuis les années 80, des architectes : Frank Gehry, Peter Eisenman, Zaha Hadid, Rem Koolhaas, Daniel Libeskind, Coop-Himmelb(l)au, Bernard Tschumi. En effet, leur approche similaire qui se traduit par l’emploi d’un même registre de formes non conventionnelles et déstabilisantes, les a fait se regrouper non pas pour célébrer l’émergence d’un nouveau style, mais pour présenter des tendances très proches venant de différentes parties du monde occidental. Les architectes ou autres connaisseurs y découvrent une nouvelle post modernité puisant aux sources du modernisme et empruntant la géométrie des constructivistes. Cette explosion de formes reflète la liberté des virtuoses capables de faire naître des œuvres aussi fortes, tant sur le plan plastique qu’intellectuel.

La déconstruction, qui s'inspire du mouvement artistique et littéraire du même nom, est à l’opposé des constructions qui supportent des systèmes philosophiques clos ou des ouvrages achevés. La déconstruction est un espace qui s’ouvre, un état de l’espace ouvert aux réflexions, aux transformations. C’est une opportunité de construire un espace « autre ». Dans les années 1990 le terme déconstructivisme appliqué à l’architecture ne représente pas un mouvement ou un style et n’est pas synonyme non plus de destruction ou de démolition. Par l’intermédiaire de procédés de décomposition, les concepteurs expriment dans leurs bâtiments les contradictions, les dilemmes ou les conflits de la ville, reflets de la société et de la culture actuelle. Ces situations complexes sont exposées à travers une recherche formelle expressive. Les formes sont pensées de façon à révéler et non dissimuler, elles ont la capacité de déranger la façon habituelle de percevoir les configurations spatiales.

Les opérations de distorsion, de dislocation ou d’interruption sur les structures et la géométrie appliquées par les déconstructivistes, sont en partie des transformations utilisées auparavant dans les arts visuels de l'avant-garde russe. Avant la Révolution russe de 1917, les formes créées par les artistes constructivistes ne proviennent plus d’une composition classique ordonnée, mais d’une géométrie instable et conflictuelle sans axe de hiérarchie. Après cette date l’avant-garde russe rejette les beaux-arts traditionnels pour accueillir l’architecture en tant que médium directement plongé dans la réalité sociale. Le dynamisme inhérent aux études formelles est tourné en instabilité. Mais ces structures ne seront pas réalisées et les formes ont glissé vers des assemblages mécaniques plus sûrs, similaires à ceux des machines.  

Ces thèmes seront réutilisés comme des outils de travail conceptuels dans l’architecture déconstructiviste. Ils lui procurent la force et le plaisir de la déviance qui permettent à la créativité d’ouvrir un système clos et immuable.

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Bibliothèque de Seattle, Etats-Unis, par Rem Koolhaas

La circulation, le parcours, le passage et les réseaux organisent les projets au moyen d’escaliers, de passerelles et autres supports du mouvement. La scénographie qui en découle est parfois dramatisée pour mieux faire saisir l’instabilité inhérente due aux changements de notre époque. Les nombreux chemins mis en place illustrent une volonté de multiplier les points de vue sur l’espace à grande échelle. Au lieu d’un point de vue unique avec une perspective cadrée, les foyers sont répartis afin que le spectateur se déplace dans toutes les dimensions de son sujet d’observation. Ce procédé avait été largement exploré par les artistes cubistes qui organisaient leur toile afin de faire apparaître les diverses faces d’un objet sous différents angles.

Ces projets ont la capacité de déranger notre façon de penser les formes et leurs fonctions. Ce processus de subversion, au-delà de toute idéologie ou folie de ses créateurs, démontre les multiples possibilités de combinaison du vocabulaire architectural trop souvent cristallisé dans l’architecture traditionnelle.

D'après Wikipédia

 

 

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20 mai 2019

BIBLIOTHEQUE NATIONALE - BUENOS AIRES - ARGENTINE

La Bibliothèque nationale Mariano Moreno de la République argentine est la plus grande bibliothèque d'Argentine. Mariano Moreno est l'un des idéologues de la révolution de mai et son premier directeur.

Elle est fondée en septembre 1810. Le premier siège est un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle. La collection initiale est liée à la lutte pour l'indépendance. 

Le nouveau bâtiment est situé sur le site du palais d'Unzué, résidence officielle du président Juan Perón, détruite en 1958. La structure brutaliste est conçue en 1961, bien que la construction ne commence qu'en 1971. La nouvelle bibliothèque est inaugurée le 10 avril 1992.

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19 mai 2019

THERMES DU MONT-DORE - PUY-DE-DOME - FRANCE

Inspiré par les thermes de Caracalla à Rome, le bâtiment des thermes du Mont-Dore impressionne tant par l'austérité de sa façade que par la flamboyance des décors intérieurs. Datant de 1817, il a été érigé sur les ruines des anciens thermes romains et conserve encore de ce fait quelques vestiges mis au jour lors de la construction. Agrandi à deux reprises au cours du XIXe siècle pour faire face à l'afflux des curistes, il n'a pris véritablement son aspect actuel que dans les années 30, date à laquelle on y apporte les dernières touches de peintures et de mosaïques d'inspiration néo-byzantines telles que celles que l'on retrouve dans le hall de la source des chanteurs.

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L'ensemble donne au final un bâtiment monumental, érigé selon un plan basilical, qui constitue à l'heure actuelle l'un des plus beaux et des plus originaux établissements thermaux européens.

Aménagés pour recevoir les structures de soins les plus modernes, les thermes du Mont-Dore disposent de couloirs de soins d'hydrothérapie « classiques » ainsi que d'une piscine de mobilisation tout à fait actuelle. Certains soins spécifiques aux Voies Respiratoires comme la douche nasale gazeuse se déroulent quant à eux dans la partie patrimoniale des thermes du Mont-Dore.

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Source : auvergne-thermale.com

 

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18 mai 2019

747 WING HOUSE - CALIFORNIE - ETATS-UNIS

La 747 Wing House est une maison unique conçue à partir des ailes d'un avion Boeing 747 désaffecté. Située dans la partie du comté de Ventura dans les montagnes de Santa Monica, au nord-ouest de la ville de Malibu, elle a été largement commentée à l'échelle internationale en raison de son design, de son utilisation durable de matériaux recyclés, et du transport spectaculaire des ailes vers le terrain. Le projet a été réalisé par l'architecte américain David Randall Hertz, membre de l'American Institute of Architects et de son cabinet, le Studio of Environmental Architecture, en 2011. En collaboration avec son associé Lucas Goettsche, Hertz a réuni une équipe capable de réaliser le projet après de nombreuses années d'attente des approbations du gouvernement.

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C'est Francie Rehwald, la propriétaire, ancienne concessionnaire Mercedes-Benz, qui a eu l'idée. Le terrain appartenait autrefois au célèbre artiste et scénographe hollywoodien Tony Duquette. La propriété a été détruite dans l'incendie de Green Meadow en 1993, entraînant la destruction complète de plus de vingt et une des structures que lui et sa femme avaient créées à partir d'objets recyclés et de décors de cinéma. De concert avec Hertz, elle achète une carcasse de 747, idéale pour le projet. 

L'utilisation d'ailes d'avion nécessite peu de support vertical et seulement quelques murs, parfait pour minimiser les obstructions et optimiser la vue. Utiliser des ailes comme composants recyclés à 100 % après consommation et les utiliser de manière créative prolonge par ailleurs le concept de Duquette, qui luttait lui aussi contre le côté "jetable" de notre société.  

La maison principale comprend deux bâtiments séparés reliés entre eux sur trois niveaux, deux ailes et deux stabilisateurs horizontaux provenant d'un Boeing 747. La pièce du bas est partiellement à l'air libre, surmontés de l'aile gauche 747. La structure supérieure crée la maison principale et utilise l'aile droite comme toit et deux stabilisateurs horizontaux ont le même usage pour la chambre principale et la salle de bain.

Le bâtiment est extrêmement léger et utilise très peu de matériaux conventionnels. L'utilisation des ailes pour réaliser la structure de toit curviligne souhaitée par la cliente a permis d'économiser une quantité substantielle d'énergie, d'émissions de dioxyde de carbone et de déchets de construction, par rapport à la construction d'une maison de taille similaire en matériaux traditionnels, mais aussi des coûts.  

La fondation a réutilisé plusieurs murs de soutènement en béton, qui restaient, mais qui ont renforcés pour respecter les nouvelles réglementations. Cela a considérablement réduit la quantité de béton nécessaire pour la construction. Étant donné que les ailes ne sont supportées qu'à quatre endroits principaux, les fondations ont été réduites au minimum. Les deux ailes principales sont entièrement soutenues par les quatre grandes montures. En répartissant idéalement le poids sur les supports, il a été possible de réaliser des murs en verre autoportant. Cela maximise le gain solaire pour le chauffage et permet à l'ensemble du bâtiment d'être ouvert vers l'extérieur.

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La maison dispose d'un générateur solaire, pour chauffer l'eau. Un isolant de verre et de cellulose haute performance est utilisé dans les ailes pour créer une enveloppe de bâtiment économe en énergie.

Hertz a également conçu des bâtiments périphériques utilisant les parties restantes du fuselage du 747 : un atelier d'art, une maison d’hôtes, une grange, un pavillon de méditation...   

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17 mai 2019

CHATEAU DE MATSUMOTO - JAPON

Le château de Matsumoto est l'un des châteaux historiques du Japon. Situé dans la ville de Matsumoto, à proximité de Tokyo, son attrait touristique est très fort. Il est surnommé « le corbeau » en raison de sa couleur noire.

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Sa construction commence en 1504. À cette époque, le clan Ogasawara a construit un fort sur le site, qui se nomme à l'origine château Fukashi. Comme de nombreux châteaux au Japon, il n'a jamais été au cœur des combats. Outre son rôle dissuasif, il est avant tout construit pour montrer la puissance du clan dans cette période de tentatives de dominations du Japon. Très peu confortable, il semble qu'aucun seigneur n'y ait vécu. 

La tour principale est classée « trésor national du Japon ».

Le château est constitué de deux bâtiments, l'un de trois étages et l'autre de cinq, tous deux érigés dans les années 1593-1594. Les deux édifices reposent sur un puissant socle de pierre et sont entourés de douves. Conçus comme ouvrages de défense, depuis leur sommet, on jouissait d'une vue unique sur les environs.

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Il est construit sur pilotis avec seize énormes troncs cachés dans sa base de pierres. À cause du danger que représente le pourrissement, ils ont été remplacés récemment par des piliers de bétons. De même que la plupart des châteaux au Japon construits pendant la période Sengoku, l'usage du bois a été préféré à celui de la pierre. Afin de le protéger des flammes, la structure est recouverte de plâtre très épais.

D'après Wikipédia

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16 mai 2019

BLOB ARCHITECTURE

La blob architecture ou blobitecture ou encore architecture de blobs, de « blob » en anglais signifiant « tache » ou « goutte », est un terme donné à un courant architectural dans lequel les bâtiments ont une forme organique molle et bombée, comme de grosses amibes.  

Elle se définit  selon trois optiques :

  • philosophique, puisqu'elle s'inscrit comme l'héritière de l'architecture organique et poursuit son dialogue entre le bâti et la nature ou cosmos qui est le fondement antique de l'harmonie et donc de la codification du beau.
  • structurelle, puisqu'elle prend pour modèle dans la nature les organismes mous qui ont des organes dont la forme provient d'une enveloppe à tension minimum en tension de surface (tendance fonctionnaliste internationale) ou la forme que prennent le galet usé, le rocher usé, la courbe de la côte usée en abord de rivière (tendance naturaliste anglo-saxonne et tendance culturelle japonaise).
  • formelle, puisque dès qu'un bâtiment a une allure informe et sinueuse il est catalogué comme blob, c'est-à-dire mou, situation venant de la nouveauté et de l'absence de règles catégorisant consensuellement ce mouvement, certains pouvant par exemple être rangés dans le mouvement postmodernisme par leur esprit de conception.

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Le Sage Gateshead, Gateshead, UK, par Norman Foster

Le terme « blob architecture » a été créé par l'architecte Greg Lynn en 1995 dans ses expérimentations avec le logiciel de dessins metaball, profitant de l'apport nouveau des technologies de la numérisation C.A.O..

En effet, le développement des logiciels depuis 1970, d'abord dans l'assistance à la réalisation fonctionnelle et les aspects techniques de la construction, puis le développement de la représentation en 3D des volumes articulés et la conception architecturale, a autorisé une conception qui s'affranchit quasiment des problèmes de réalisation des structures n'ayant pas une forme développable cubique ou cylindrique, forme qui simplifie les problèmes mécaniques de la verticalité et de l'horizontalité de la mise en étages des édifices. C'est alors qu'un nombre d'architectes et de créateurs de meubles commence à faire des recherches avec ce genre de logiciels pouvant manipuler des formes adoucies, puis totalement libres, débouchant sur la création de formes inédites. La popularisation de l'ordinateur, outil nécessaire, favorise l'essor de la blob architecture au milieu des années 1990 puisqu'il permet facilement de s'affranchir du plan et de la planche à dessin.

Alors que certains veulent l'intégrer dans le mouvement architectural organique, la blob architecture est à part, car elle est impensable sans l'outil informatique avec lequel les architectes obtiennent ces formes en bidouillant des algorithmes.

Bien que l'appellation « blob architecture » soit en vogue déjà au milieu des années 1990, le mot « blobitecture » apparaît pour la première fois en 2002 dans la rubrique On language que tenait William Safire dans le New York Times ; le mot est depuis largement utilisé en langue anglaise pour parler de bâtiments ayant des formes rondes et incurvées.

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Allianz Arena de Munich

Archigram, le groupe d'architectes britanniques des années 1960 dont fait partie Peter Cook, a clairement influencé la blob architecture. Ils s'intéressent à l'architecture gonflable sans angles tout comme aux formes obtenues grâce au moulage du plastique aux formes adoucies. Ron Herron, un autre membre d'Archigram, dessinr de l'architecture très semblable à ce qui fait la blob architecture dans ses projets de Walking City ou d'Instant City, ou encore Michael Webb avec son projet de Sin Centre. Il existe à l'époque une expérimentation architecturale intégrée au psychédélisme des années 1970.

À la même époque en France, on trouve des architectes comme Antti Lovag, Claude Costy ou Pascal Haüsermann avec leurs maisons-bulles qui s'apparentent au renouveau des formes artistiques de la culture pop.

On peut aussi rapprocher de la blob architecture, si on envisage plus le côté formel que technique, le travail d'architectes comme Antoni Gaudí à Barcelone ou les expressionnistes comme Bruno Taut et Hermann Finsterlin.

En dépit de l'acception étroite de la blob architecture (c'est-à-dire celle obtenue grâce à l'ordinateur), le mot, surtout dans le langage courant, est de plus en plus associé à une série de réalisations aux formes incurvées et un peu étranges comme le musée Guggenheim de Bilbao (en 1997) ou l'Experience Music Center (en 2000) de Gehry, bien que ceux-ci, à strictement parlé, ne sont pas vraiment de la blob architecture : même s'ils ont été réalisés grâce à la C.A.O., comme le logiciel CATIA en particulier, ils ont été retranscrits numériquement à partir de maquettes réelles sans manipulations ex nihilo à l'ordinateur ; leur conception tient plus de la sculpture traditionnelle que de nouvelles technologies.

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The Flinstone House, Californie

Le premier vrai bâtiment blobesque à avoir été construit est le pavillon de l'eau (1993-1997), par Lars Spuybroek (NOX) et Kas Oosterhuis.  

Un bâtiment qui peut aussi être considéré comme exemplaire des blobs est la Kunsthaus de Graz, construite en 2003 par Peter Cook et Colin Fournier. Parmi d'autres exemples on peut aussi citer la maison Xanadu (1979) de Roy Mason, ou encore une rare excursion sur cette voie d'Herzog & de Meuron avec l'Allianz Arena (2005).

En 2005, Norman Foster s'est, dans une certaine mesure, aventuré dans la blobitecture avec sa bibliothèque de philologie de l'université libre de Berlin rappelant un peu la forme d'une cervelle, et le Sage Gateshead ouvert en 2004 à Gateshead qui là ressemble à un crosne géant.

En France, la blob architecture est peu visible. Les figures les plus marquantes sont Jakob + MacFarlane, notamment avec la réalisation du restaurant Georges au dernier étage du Centre Pompidou (1998). Mais il n'y a pas à proprement parler d'architecte emblématique de cette mouvance, seulement des projets (construits ou de papier) dans l'œuvre d'architectes qui explorent le champ plus élargi de l'architecture. L'architecte François Roche fait un travail qui peut parfois être qualifié de blob architecture. Certains projets font intervenir des formes organiques pour créer un effet de contraste avec une structure plus orthonormée autour. L'architecte d'origine française Ephraim Henry Pavie réalise en Israel Biomorphic House (2012).

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Kunsthaus Graz, Autriche

D'après Wikipédia

 

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15 mai 2019

NAGAKIN CAPSULE TOWER - TOKYO - JAPON

La Nakagin Capsule Tower est une tour d'habitations et de bureaux. Elle a été construite en seulement 30 jours en 1972. Le bâtiment, conçu par l'architecte Kisho Kirokawa, est un exemple rare du métabolisme japonais, un mouvement architectural emblématique de la résurgence culturelle du Japon après la guerre. Il s’agissait du premier exemple au monde d’architecture de "capsules" conçue pour une utilisation permanente et pratique. Le bâtiment existe toujours mais tombe en ruine... En octobre 2012, une trentaine des 140 capsules restaient utilisées comme appartements, tandis que d'autres servaient à stocker ou à usage de bureaux, ou étaient simplement abandonnées.

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En septembre 2015, la société EYExplore a transféré son bureau dans l'une des capsules, déclarant : "Nous voulons prendre position et faire partie de ce bâtiment historique unique au lieu d'être des spectateurs impuissants." En août 2017, les capsules pouvaient encore être louées (à un prix relativement avantageux, compte tenu de la localité de Ginza ), bien que la liste d'attente reste longue.

Le bâtiment est composé de deux tours en béton interconnectées, de onze et treize étages, abritant 140 capsules préfabriquées autonomes. Chaque capsule mesure 2,5 m sur 4,0 m avec une fenêtre de 1,3 m de diamètre à une extrémité et fait office de petit espace de vie ou de bureau. Les capsules peuvent être connectées et combinées pour créer des espaces plus grands. Chaque capsule est reliée à l'un des deux axes  principaux uniquement par quatre boulons et est conçue pour pouvoir être remplacée. Bien que les capsules aient été conçues pour une production en série, aucune des unités n’a été remplacée depuis la construction initiale.  

Les capsules ont d'abord été équipées d’aménagements intérieurs avant d’être expédiées sur le chantier, où elles ont été fixées aux tours en béton. Des escaliers et ascenseurs y mènent, dans l'espace commun.

Le promoteur ciblait à l'origine les célibataires. Les cellules comprenaient un mur d’appareils électroménagers et d’armoires encastrées dans un côté, comprenant une cuisinière, un réfrigérateur, un téléviseur et un magnétophone . Une unité de salle de bain, de la taille d’un WC d’avion, était placée dans un coin opposé. 

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80 % des propriétaires ont approuvé un projet de démolition en avril 2007. Ils évoquaient des conditions d'habitation insalubres et trop petites ainsi que des préoccupations liées à l'amiante ; il était envisagé de remplacer le bâtiment par une tour beaucoup plus grande et plus moderne. Afin de préserver son oeuvre, Kurokawa a proposé de tirer parti de la conception flexible en enlevant les boîtes existantes et en les remplaçant par des unités mises au goût du jour. Le plan a été soutenu par les principales associations d'architectes du Japon, y compris le Japan Institute of Architects ; mais les résidents ont répondu qu'ils demeuraient inquiets quant à la résistance aux tremblements de terre du bâtiment. Kurokawa est décédé en 2007 et il n’a pas encore été trouvé de promoteur près à s'engager pour une rénovation, en partie à cause de la récession de la fin des années 2000. 

L'eau chaude a été coupée en 2010. En 2014, Masato Abe, propriétaire d'une capsule, ancien résident et fondateur du projet "Save Nakagin Tower", a déclaré qu'ils tentaient d'obtenir des dons du monde entier pour préserver le bâtiment. Des projets sont en cours...

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D'après Wikipédia

 

Posté par GirlyMamie à 08:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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