PASSION ARCHITECTURE

21 octobre 2018

L'ALCAZAR DES ROIS CHRETIENS DE CORDOUE - ESPAGNE

L’Alcázar des rois chrétiens de Cordoue est un Alcázar médiéval près du fleuve Guadalquivir et à proximité de la cathédrale. La forteresse a été l'une des résidences principales des Rois catholiques. L'Alcázar des rois chrétiens possède des caractéristiques islamiques, mais la quasi-totalité de la structure a été cependant construite pendant l'époque chrétienne.

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À l'origine, les Wisigoths ont une forteresse sur le site. Lorsque les Wisigoths tombent lors de la conquête musulmane de la péninsule ibérique, les Omeyyades de Damas reconstruisent la structure et en font l'Alcázar califal de Cordoue.

En 750, la dynastie des Omeyyades est renversée par les Abbassides. La ville prospère et est un important centre politique et culturel. Les Maures élargissent l'Alcázar omeyyade avec des salles de bains, des jardins et la plus grande bibliothèque d'Occident. Des moulins à eau à proximité du Guadalquivir alimentent un système de levage pour irriguer les jardins.  

En 1236, les forces chrétiennes s'emparent de Cordoue pendant la Reconquista. En 1328, Alphonse XI de Castille commence à construire la structure actuelle en ne gardant qu'une partie des ruines de l'ancienne forteresse maure. Les défenses sont améliorées pour faire face à l'avènement de la poudre à canon. Dans le même temps, la tour principale de l'Alcázar, maintenant connue sous le nom de Tour de l'Inquisition, est construite.

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Les successeurs de Henri, Isabelle et son mari Ferdinand utilisent l'Alcázar comme l'un des premiers tribunaux permanents de l'Inquisition espagnole et comme siège pour leur campagne contre la dynastie des Nasrides de Grenade, le dernier royaume maure de la péninsule.

L'Inquisition utilise l'Alcázar comme un lieu de torture et salle d'interrogatoire. Elle y a maintenu un tribunal pendant trois siècles. En 1492, les monarques y rencontrent Christophe Colomb alors qu'il se prépare pour son premier voyage vers les Amériques.

L'Alcázar sert de garnison pour les troupes de Napoléon Ier en 1810. En 1821, il devient une prison.

Enfin, le gouvernement espagnol fait de l'Alcázar une attraction touristique et un monument national dans les années 1950.

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Bien que de style mauresque, le plus gros de l'édifice a été bâti par les rois chrétiens (principalement Alphonse XI de Castille) : il s'agit, avec l'Alcazar de Séville, d'un des principaux témoins de l'architecture mudéjare qui s'est développée dans la péninsule ibérique du XIIe siècle au XVIe siècle dans les régions reconquises : reconnaissant la beauté de cette architecture, les chrétiens ont conservé certains éléments et appliqué aux édifices chrétiens ces influences, techniques et matériaux musulmans.

Les murailles et les tours sont clairement inspirées de l'architecture almohade, architecture sobre et austère, comportant d'imposantes murailles surmontées de merlons pointus de style typiquement almohade.

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D'après Wikipédia

 

 

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20 octobre 2018

NOTRE-DAME-DES-ANGES - LOS ANGELES - ETATS-UNIS

La cathédrale Notre-Dame-des-Anges (en anglais : Cathedral of Our Lady of the Angels) est l'un des principaux sanctuaires catholiques de la ville de Los Angeles, dans l'État américain de Californie. Édifice post-moderniste consacré en 2002, elle est l'œuvre de l'architecte espagnol Rafael Moneo. Située au 555 West Temple Street, elle est l'église-mère de l'archidiocèse catholique de Los Angeles, regroupant près de quatre millions de fidèles.

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La première cathédrale de Los Angeles est consacrée en 1876 sous le vocable de Sainte-Vivienne (Vibiana en espagnol), du nom d'une martyre chrétienne du IIIe siècle promue sainte-patronne de la ville par le pape Pie IX. L'édification de ce sanctuaire est confiée à l'architecte Ezra F. Kysor qui trace les plans d'une cathédrale d'inspiration baroque. Celle-ci devient l'un des principaux édifices catholiques de la ville et un lieu de pèlerinage autour des reliques de la sainte, apportées de Rome. Elle reste l'église-mère de l'archidiocèse jusqu'en 1994, date à laquelle un violent tremblement de terre endommage les structures internes de l'édifice, rendant nécessaire sa fermeture au public pour des raisons de sécurité. 

Une violente polémique s'ensuit entre partisans de la construction d'une nouvelle cathédrale - impliquant la destruction du siège historique du diocèse - et défenseurs de l'ancien sanctuaire, que d'aucuns considèrent comme relevant du patrimoine historique des États-Unis.

En 1996, l'épiscopat choisit de détruire l'ancienne cathédrale, tandis que dans le même temps une campagne pour sauvegarder l'édifice est menée dans les médias. Celle-ci aboutit à une décision de justice ordonnant la préservation de ce qui n'avait pas encore été détruit : l'ancien site est finalement réaménagé, les vestiges de la cathédrale étant intégrés à un complexe culturel incluant une médiathèque.

Si plusieurs sites de substitution sont envisagés par l'archevêché au début de l'automne 1996, c'est finalement un parking situé à l'intersection de Temple Street et de Grand Avenue qui attire l'attention de l'architecte chargé des travaux, l'espagnol Rafael Moneo.
Celui-ci est la propriété du comté de Los Angeles, lequel accepte de vendre cette parcelleLa première pierre de la nouvelle cathédrale est posée au cours d'une cérémonie solennelle le 21 septembre 1997 en présence de l'archevêque de la ville, le cardinal Roger Mahony.

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Les travaux débutent l'année suivante et se poursuivent jusqu'en 2002. La cathédrale est officiellement consacrée le 2 septembre 2002 sous le vocable de Notre-Dame-des-Anges, lequel renvoie au nom originel de la ville de Los Angeles : El Pueblo de nuestra Señora, Reina de los Angeles.

José Rafael Moneo Vallés, lauréat en 1996 du Prix Pritzker, conçoit un édifice de style post-moderniste en forme de croix latine, dont l'une des spécificités est de jouer sur les angles. Il intègre une longue nef de 91 mètres de long, ornée de part et d'autre de tapisseries réalisées par l'artiste contemporain John Nava. De larges baies réparties à intervalles régulières sont ornées de panneaux d'albâtre permettent d'apporter un éclairage filtré propice au recueillement.

Cinq chapelles entourent le sanctuaire via un déambulatoire extérieur. La chapelle Sainte-Vivienne abrite les reliques de la sainte, transférées depuis l'ancienne cathédrale.

La cathédrale possède une capacité globale de 3000 fidèles, soit un peu plus du double que l'ancienne cathédrale Sainte-Vivienne, laquelle pouvait abriter 1200 fidèles. Un campanile de 47 mètres de haut se dresse un peu à l'écart, au nord-est du bâtiment principal. Il est entouré d'un « jardin de méditation ».

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La cathédrale possède une vaste crypte semi-souterraine ornée de vitraux issus de l'ancienne cathédrale Sainte-Vivienne. Ceux-ci ont été restaurés par The Judson Studios. Suivant en cela une tradition médiévale, la crypte - ou mausolée - est destinée à être un lieu d'inhumation et contient à cet effet un peu plus de 6 000 emplacements : 1 275 sont destinés à abriter des tombeaux, tandis que 4 794 niches composent le colombarium. Parmi les personnalités inhumées dans la crypte se trouvent l'acteur Gregory Peck9 et l'actrice June Marlowe.

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D'après Wikipédia

 

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19 octobre 2018

CHATEAU DES DUCS DE BRETAGNE - NANTES - FRANCE

Le château des ducs de Bretagne a été résidence ducale sous le duc François II et la duchesse Anne, puis est devenu une forteresse royale, siège du gouverneur de Nantes (Loire-Atlantique) et prison royale, puis caserne à partir du XVIIIe siècle. Entièrement restauré, il abrite aujourd'hui deux musées historiques.

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Le château se trouvait autrefois au bord de la Loire, qui alimentait ses douves ; tout près de lui, côté ville, se trouvait le port Maillard et côté faubourg, le quai de Richebourg. Le cours du fleuve a été détourné au début du XXe. Un aménagement paysager est conçu autour du château et des douves purement décoratives sont creusées.

À partir de 1207, Guy de Thouars, veuf de Constance, duchesse de Bretagne et à ce titre régent du duché, fait construire le premier château dit « de la Tour Neuve » au pied de l'enceinte gallo-romaine de la ville, remplaçant ainsi le château du Bouffay. Il s'agit d'une tour circulaire en schiste de vingt mètres de diamètre, qualifiée de "tour phillipienne", car construite sur le modèle developpé par le roi Phillippe II Auguste pour ses réalisations architecturales. Guy de Thouars cherche à affirmer le pouvoir des ducs face à celui des évêques de Nantes. Pierre Mauclerc et son fils Jean Ier de Bretagne étendent les fortifications de la cité et agrandissent le château. Élément essentiel du système défensif de la ville, il protège un bras de la Loire, lieu d'intenses activités commerciales.

Durant la seconde moitié du XIVe siècle, le « Chastel de la Tour Neuve » est agrandi par Jean IV de Bretagne, qui fait bâtir plusieurs tours polygonales en granit. La taille du château correspond au rôle stratégique et politique que Nantes représente à cette époque. La tour dite du « Vieux Donjon » est seul vestige de cette époque qui subsiste au XXIe siècle.

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Entrée

En 1466, François II de Bretagne décide de reconstruire le château. Le nouvel édifice sera à la fois la résidence principale de la cour ducale et une forteresse militaire capable de résister au pouvoir royal. Une double vocation marquée côté cour par un palais résidentiel de tuffeau blanc aux façades raffinées style renaissance et, côté ville, par sept tours massives de schiste et de granit reliées par des courtines et 500 mètres de chemin de ronde.

À la mort de François II en 1488, sa fille, Anne de Bretagne, qui sera reine de France de 1491 à 1514, par ses deux mariages successifs avec Charles VIII et Louis XII, reprend les travaux. Elle renforce notamment la forteresse, côté Loire, en construisant la tour du Fer à Cheval, impressionnant bastion d'artillerie. En 1514, le château revient à sa fille Claude, mariée à François Ier. Pour loger la famille royale, il s'enrichit d'un nouveau bâtiment de style Renaissance : le Logis du Roy. En 1532, l'édifice devient propriété royale à l'occasion de l'union de la Bretagne à la France.

Sous les ducs Claude de France, François III et Henri, François Ier de France est usufruitier du duché. Sous l'impulsion de ce dernier et au cours des XVIe et XVIIe siècles, le château est choisi comme résidence bretonne des rois de France. Un lieu de prestige qui place Nantes au rang des grandes villes de province, mais qui surtout est un moyen d'affirmer la mainmise de la monarchie française sur ce lieu symbolique.

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Façade intérieure renaissance

Ainsi, à partir de 1582, dans un contexte de guerres de religion, le duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne, renforce les défenses du château. Soucieux de protéger la ville contre les attaques protestantes venant du Poitou, il fait édifier une terrasse d'artillerie et deux ouvrages de défense en forme d'éperon, appelés bastions. Ces derniers sont équipés de terrasses pour recevoir les canons.  

Le 30 avril 1598, Henri IV séjourne au château lors de sa venue dans la cité pour la signature de l'Édit de Nantes. La signature du célèbre édit ne se fera cependant pas au château, mais selon une tradition populaire, dans la Maison des Tourelles, édifice qui se situait quai de la Fosse et fut détruit au cours de la seconde guerre mondiale, lors d'un bombardement sur la ville.

Le Cardinal de Richelieu fait procéder à la militarisation des terrasses des tours d'entrée. Depuis cette période les vitraux et les murs de la chapelle portent les armes du cardinal. Le bâtiment entame sa fonction de prison pour détenus prestigieux.  

Le 5 septembre 1661, alors que la cour est réunie au château des ducs par Louis XIV pour les États de Bretagne, le surintendant Nicolas Fouquet est arrêté par d'Artagnan, qui conduit un détachement de Mousquetaires gris. Nicolas Fouquet est conduit au château d'Angers où il sera enfermé quelque temps.

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Après avoir logé princes, cours et rois, l'édifice, peu à peu délaissé, change d'usage, devient caserne et prison. Il va subir différents dommages ainsi que des transformations importantes : incendie du Grand Gouvernement en 1670 et reconstruction dans le style classique de l'époque sur ordre de Louis XIV ; transformation du château en arsenal au XVIIIe siècle, avec construction du bâtiment du Harnachement pour abriter l'artillerie ; explosion de la tour des Espagnols le 25 mai 1800, entraînant la destruction de la chapelle et des archives.

Il est classé monument historique en 1840 puis devient propriété de l'État. En 1924 s'y installe un musée municipal consacré aux arts décoratifs, complété après-guerre de nouvelles salles abritant les collections du musée d'art populaire régional, puis celles du musée des Salorges. Le château est réquisitionné officiellement le 8 mai 1943 par les troupes allemandes d'occupation, qui construisent un bunker dans son enceinte pour y abriter un central téléphonique.  

Depuis le début des années 1990, la ville de Nantes a mis en œuvre un programme de restauration et d'aménagement pour mettre en valeur ce site, emblématique de l'Histoire de Nantes et de la Bretagne. Après quinze années d'importants travaux de restauration et trois années de fermeture au public, le château a rouvert le vendredi 9 février 2007.

La création d'un circuit complet des remparts, la mise en place d'un premier accès par les douves et d'un second par une passerelle, l'arrangement d'un jardin dans les douves, la mise en lumière nocturne participent à la renaissance du site. Les 500 mètres de chemin de ronde sur les remparts fortifiés offrent des points de vue sur les bâtiments, la cour, les douves, mais aussi sur la ville : la tour LU, l'emplacement du bras de la Loire qui baignait le château avant les comblements des années 1930, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et le quartier Bouffay.

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Statue de la duchesse Anne, devant l'entrée du château

D'après Wikipédia

 

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18 octobre 2018

STYLE BAROQUE

L’architecture baroque apparaît au début du XVIIe siècle en Italie et se propage rapidement dans toute l'Europe. Elle utilise le vocabulaire esthétique de l'architecture Renaissance d'une façon nouvelle, plus rhétorique, plus théâtrale, plus ostensible, afin de servir le projet absolutiste et triomphal de l'Église et des Etats. L'architecture baroque, comme le baroque lui-même, est caractérisée par un usage opulent et tourmenté des matières, des jeux d'ombre, de lumière et de couleurs.

Les débuts

Le développement du style baroque est généralement défini comme consubstantiel à la Contre-Réforme. Il a néanmoins été adopté par les élites des pays protestants du nord de l’Europe et par celles du monde orthodoxe slave. Sa naissance à Rome est concomitante avec celle de la compagnie de Jésus, fondée en 1537 pour renforcer l’influence catholique perdue et évangéliser le Nouveau Monde, et avec celle du concile de Trente (1545-1563) qui réforme les excès les plus patents de l'Église catholique romaine dont la réputation était entachée par un népotisme systématique et le scandale des indulgences. Il a ainsi essaimé dans l’Europe entière, ainsi que dans le Nouveau-Monde.

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Santa Susana - Rome, Italie

Le dernier édifice de Michel-Ange, la basilique Saint-Pierre, peut être considéré comme précurseur de l’expression baroque en architecture, de par ses dimensions colossales inédites. Son élève, Giacomo della Porta en développe le langage, en particulier à travers l’élévation de la façade de l’église du Jesus (1584), église-mère de la compagnie de Jésus alors en pleine expansion. Cet édifice est souvent considéré comme le premier exemple d’architecture baroque, lequel influencera l’architecture religieuse pour le siècle à venir.

Caractéristiques

Les origines du mot baroque sont incertaines. Le mot est issu du portugais barrocco. Contrairement à une idée courante, le terme ne désigne pas, dans un premier temps, une perle irrégulière : un barroco, en portugais, désigne un gros rocher de granit à la forme irrégulière. C'est seulement par analogie qu'il désigne la perle irrégulière. Dans les deux cas, il s’agit d'une réalité irrégulière. Le mot baroque signifie « extravagant, imprévu, irrégulier »… Utilisé comme adjectif, le terme « baroque » s’applique aux attributs formels indépendants du contexte historique. On parlera de musique, de pensée ou de littérature « baroque » pour relever le caractère « baroque » de cette littérature, de cette pensée, ou de cette musique. Les historiens de l'art utilisent avec réticence le mot baroque, terme polysémique qui a une signification trop floue et ambiguë.

Opulence

L'architecture baroque est caractérisée par l'opulence ; avec les progrès techniques et les avancées en statique, les nefs s'élargissent, et adoptent même des formes rondes. Les architectes n'hésitent pas à avoir recours à une ornementation « à outrance », en particulier en Espagne avec le style churrigueresque, et multiplient l’usage des faux marbres et du stuc, en particulier avec un usage généralisé des marbres polychromes ; les sculptures d’anges et de putti joufflus et moqueurs, souvent dorés, sont omniprésentes de même que les volutes, spirales, rocaille, cartouches, etc. ; les fresques couvrant l'intégralité du plafond apportent une touche de couleur, très souvent elles « ouvrent » l'espace en y plaçant un ciel, donnant l'impression d'une architecture à ciel ouvert, et ne reculent pas devant le recours au trompe-l'œil, en particulier en intégrant peinture et architecture.

Même les colonnes se mettent à virevolter sur elles-mêmes et présentent cet aspect typique qu'on appelle « Colonne de Salomon », elles sont mises à la mode par Le Bernin qui, dans son baldaquin surmontant le maître-autel de la basilique Saint-Pierre de Rome, crée un modèle immédiatement repris et copié.

L'usage du clair-obscur et des jeux de lumière : avec les progrès techniques, les baies s'élargissent et inondent les espaces de la lumière du jour et, typiquement, le maître-autel des églises s'élève en contre-jour.

Les toits en bulbe d'oignon, spécialement en Bavière, Autriche, Hongrie et dans les pays slaves s'élèvent souvent pour surmonter tours et clochers.

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Le baldaquin de Servandoni de l'église Saint-Bruno des Chartreux, Lyon

Théâtralité

Jamais avant et rarement après n'a-t-on autant osé mettre en scène un autel d'église comme une scène de théâtre, entourée de colonnes, peuplée d'anges et de saints qui sont comme en représentation, une scène biblique en toile de fond, le saint-votif de l'église sculpté sur l'avant-scène, le tout surmonté de dais d'où pendent des rideaux qui rappellent furieusement ceux du théâtre. Le Bernin va jusqu’à placer des spectateurs autour de sa célèbre chapelle Cornaro à Notre-Dame-de-la-Victoire…

Créativité

Si le classicisme est le respect des formes antiques romaine ou grecque, le baroque s'en distingue par l'innovation. Les architectes n'ont jamais été aussi libres de tenter des formes nouvelles, aussi audacieuses par rapport à l'héritage du passé. Une église en forme de trèfle pour évoquer la Trinité ? C'est possible à la Kappell de Waldsassen. Un château au plan tout aussi triangulaire ? Visitez Karlova Koruna ou le Pavillon chinois de Sanssouci. Le plan cruciforme vous semble « déjà-vu » ? Santini-Aichl vous offre une église en étoile à cinq branches à Zelená hora. L'église Saint-Pierre de Vienne présente un plan de forme ovale.

Urbanisme

C'est dans la conception de la ville que l'art baroque innove réellement. La Renaissance italienne a commencé à repenser l’urbanisme, mais le fait dans les marges de la ville médiévale « fermée ». Le baroque, lui, « ouvre ». Il ouvre la ville pensée comme espace systématisé, il perce des perspectives infinies, il conçoit la capitale comme le centre de forces qui rayonnent bien au-delà de ses limites. Il n'est pas interdit de penser que la révolution copernicienne puis newtonienne qui s'imposent alors, influent sur les esprits des commanditaires comme des architectes et urbanistes.

Comme pour tout ce qui est baroque, tout a commencé à Rome, avec le percement de grandes voies dégagées pointant vers des églises pour les mettre en valeur, les escaliers de la Piazza di Spagna, la place et la fontaine de Trevi. Mais le véritable modèle copié dans toute l'Europe est Versailles, en tant que forme de ville idéale au XVIIe siècle : le palais est au centre de deux vastes espaces définis par des perspectives divergentes qui se prolongent à perte de vue. La forme géométrique simple est centrée vers la figure du souverain absolutiste qui forme le noyau, le centre de gravité du système.

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Fontaine de Trevi, Rome, Italie

Le projet urbanistique le plus ambitieux de tout le siècle et le plus complet est cependant la fondation de Saint-Pétersbourg par le Tsar Pierre le Grand en mai 1703. Trois avenues rectilignes (dont la perspective Nevsky) rayonnent depuis l'Amirauté. 

Quand ils ne bâtissent pas ex nihilo, une capitale, les souverains absolutistes les embellissent. La Plaza Mayor devient un lieu commun en Espagne. Louis XIV à Paris dresse l'esplanade des Invalides, le Champ-de-Mars, l’Axe historique que Le Nôtre, le paysagiste du château de Versailles, fait tracer en 1640 dans la continuité du Louvre et des Tuileries et, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1699, la place Vendôme. Louis XV poursuit cet effort avec la place de la Concorde

Plus modeste, mais non moins représentative, la place Stanislas de Nancy témoigne de l’allégeance envers le roi de France dont une statue est initialement érigée en son centre, en face d’un arc triomphal à sa gloire. La place réunifiant les deux villes développe un nouvel axe structurant de la ville dont chaque extrémité est ornée d’un arc en l’honneur du duc-roi et de son épouse. Il s’agit d’une vaste composition où s’élèvent un palais du gouverneur, un théâtre, une académie des sciences et le nouvel hôtel de ville ; des fontaines aux sujets mythologiques et un travail de ferronnerie raffiné laisse ouverts les angles sur la ville et le paysage.

En Italie, Turin est un compromis idéal entre la ville baroque française (monarchique, le gallicanisme absolutiste ne reconnaissant, in fine que l'autorité du roi) et la ville baroque romaine (religieuses, les artères percées vont d'une basilique à l'autre). Le plan est rationnel et laïc, les seuls édifices qui dominent la ville horizontale sont en revanche les clochers et les dômes des églises. Le palais Carignan (1679-1685) par Camillo-Guarino Guarini, certes imposant, respecte l'horizontalité imposée aux édifices civils.

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Palais Carignan, Turin, Italie

Toutes les villes d'Europe devraient être citées à un titre ou un autre, tant le siècle connaît d'innovations urbanistiques et de projets citadins, en particulier en Allemagne qui se relève alors des ravages et destructions de la guerre de Trente Ans, mais citons Bath, en Angleterre qui expérimente un concept nouveau qui fera florès, celui de la « ville-jardin » avec une liberté conceptuelle rarement vue jusqu'alors dans la création urbaine : le Royal Crescent est en demi-cercle sur le modèle du théâtre antique, le King's Circus est une place ronde sur celui du Colisée.

La ville baroque est un théâtre et son souverain un metteur en scène implacable qui plie la nature à ses jardins tracés au cordeau.

Variantes régionales

En Italie

Le style baroque se développe à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle, d’abord à Rome, puis dans le reste de l’Italie. Il respecte tout d'abord le paradigme romain de la basilique en croix dont le chœur est surmonté d'un dôme. Le rythme dynamique des colonnes et pilastres, la façade centralisée et complexe, liant rigueur et jeu sur les codes classiques de la Renaissance, les statues placées dans des niches et rappelant furieusement la structure de la scène d'un théâtre romain antique en font l'un des premiers exemples du baroque.  

La mode architecturale est lancée - elle lie théâtralité et domination sur l'espace urbain environnant. Elle sera la norme pour les cent cinquante ans à venir.

L’exemple le plus abouti est sans conteste la place Saint-Pierre dessinée par Le Bernin et qui est reconnue comme un chef-d’œuvre de la théâtralité baroque sur une échelle colossale sans précédent. Deux ailes de colonnades donnent sa forme au parvis monumental, elles s'écartent depuis la basilique comme deux bras protecteurs qui accueilleraient la foule. Le plan elliptique est typique de l'architecture baroque.  

Le rival du Bernin dans la capitale de la chrétienté est Francesco Borromini dont les plans s'éloignent encore plus des canons esthétiques de la Renaissance avec des compositions encore plus dramatiques. À la suite du décès du Bernin en 1680, Carlo Fontana s'impose également comme l'architecte le plus influent à Rome.  

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Place Saint-Pierre, Rome, Italie

Des variantes plus flamboyantes et moins classiques du baroque apparaissent dans le courant du XVIIe siècle dans le sud de l'Italie, en Sicile notamment sur la fin du siècle mais bien avant dans la ville de Lecce dans les Pouilles.

 En France

Les Français n'adhèrent pas vraiment au baroque ; ils développent surtout un mouvement « classique ». Cette opposition trouve sa source dans la volonté, affirmée dès le XVIIe siècle, de supplanter Rome et, dans les faits, c’est le moment où Versailles et la cour du Roi-Soleil prennent la place de l’Italie comme foyer de rayonnement culturel. Le tournant est le refus des plans du Bernin en avril 1665 pour la colonnade du Louvre : l’architecte le plus célèbre, le plus demandé d’Europe est rejeté par la Cour de France.

Cependant, certains historiens de l’art considèrent l’architecture française des règnes de Louis XIV et Louis XV comme baroque : ils estiment que la plupart des constructions « classiques » françaises, qu'elles soient religieuses ou civiles, auraient pu être édifiées ailleurs en Europe et qu'elles comportent tous les éléments baroques : goût pour la magnificence, la perspective, le décor.

Ce classique français sera ensuite adopté dans l'Europe et l'Amérique sous le terme de néo-classique.

L'architecture classico-baroque est redevable aux Français de l'invention du château à trois corps de bâtiments. Le modèle en vigueur jusque-là est celui du palazzo italien : une austère sinon grandiose façade sur la rue, une ou plusieurs cours intérieures bordées de colonnade ou non. La créativité des architectes s'exprime dans les marges : grand escalier, galerie intérieure.

L'Espagne, le Portugal et leurs empires

En contraste avec l'art du nord de l'Europe, les Espagnols ont créé un style qui fait appel aux sens plus qu'à l'intellect. La famille Churriguera, architectes spécialisés dans le dessin et la construction d'autels et de retables s'est opposée au style dépouillé de Juan de Herrera, et a promu un style exagéré, élaboré, presque capricieux qui couvre chaque pouce de surface disponible avec un motif et qui est passé à la postérité sous le vocable de « churrigueresque ». En moins d'un demi-siècle, les Chirrugera transforment Salamanque en une cité modèle du style churrigueresque.

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Cathédrale Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne

Le Portugal, sous domination espagnole entre 1580 et 1640, est dans la sphère d'influence culturelle de son grand voisin et ne s'en distingue (ce qui est vrai aussi pour le Brésil vis-à-vis des colonies espagnoles d'Amérique latine) que par une atténuation sensible, empreinte d'une douceur toute portugaise.

Aux riches Pays-Bas espagnols (peu ou prou la Belgique actuelle), la même approche prédomine, qui lie une surcharge décorative à la structure architectonique et qui fait passer la fluidité au second plan.  

L'Amérique latine est dans la sphère d'influence du baroque churrigueresque espagnol et se caractérise par une surcharge décorative mâtinée d'influences locales qui donnent toute sa saveur au baroque latino-américain.

Typiquement, les villes qui se construisent alors comprennent toutes une Plaza Mayor (le célèbre Zócalo de Mexico en est l'exemple le plus grandiose) qui réunit les bâtiments des pouvoirs administratifs et religieux : palais du vice-roi ou de son représentant et la cathédrale.

La conquista a eu pour conséquence un dramatique déclin démographique, les conquistadores apportant avec eux la variole, qui décime les populations amérindiennes lors de leur arrivée sur le continent en 1518. Le XVIIe siècle voit un renouveau démographique et la construction de nombreuses villes dont certaines ont gardé leur cachet originel. Citons Ouro Preto au Brésil, Morelia au Mexique.

Dans le Saint-Empire romain germanique

Il faut attendre 1648 et la fin de la guerre de Trente Ans pour que l’art baroque s’épanouisse avec force dans le Saint-Empire romain germanique. Cette période faste atteint son apogée entre 1690 et 1720, notamment à la suite du déclin du nombre de chantiers en Italie. Nombre de maîtres-maçons italiens traversent alors les Alpes, les magistri Grigioni, les Carlone de Lombardie, les Lurago du Tessin trouvent à s’employer alors que la guerre de Trente Ans et l’absence de chantiers a dépeuplé les rangs des spécialistes allemands de la construction.

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Abbaye de Melk

Dès lors les nouveaux foyers de création sont Vienne et Prague. Aux alentours, les ordres ecclésiastiques sont amenés à se construire de somptueux bâtiments : leurs abbayes et monastères ont souvent été détruits ou pillés par les troupes protestantes. L'Allemagne est morcelée, le prince de chaque micro-État entre en compétition avec son voisin et se fait construire de fastueux palais.

Parallèlement, la puissance de l'Autriche s'affirme, et comme pour mieux souligner l'ascension de la monarchie des Habsbourg, la noblesse se fait bâtir nombre de palais par les grands architectes que furent Lukas von Hildebrandt et Johann Bernhard Fischer von Erlach qui développe un style « impérial » aux multiples références historicisantes. Aidés par leurs importants revenus fonciers, les monastères d'Ottobeuren, Benediktbeuern, Rottenbuch, Melk, Břevnov, etc., font appel aux grands architectes allemands, dont beaucoup se sont formés en Italie, mais qui n'en développent pas moins un style propre à l'Allemagne méridionale, fait de mouvement et de couleur qui aboutira au rococo.

On notera dans ces pays un usage immodéré des tons pastel pour les façades.

En Grande-Bretagne

On doit à Wren l'introduction du baroque architectural dans le royaume. Il se démarque de son équivalent continental par la clarté de son dessin et sa tendance classicisante (comme en France). Les palais et églises qui se construisent alors sont « classiques » dans leur décoration et « baroque » dans leur ampleur majestueuse et leurs proportions monumentales. La tentative de Thomas Archer avec son église St. John's de Smith Square (1728), d'introduire le baroque italien du Bernin dans l'architecture religieuse anglaise rencontre beaucoup moins de succès.

En Russie

En Russie, l’architecture baroque russe passe par trois phases - la première correspond au baroque Narichkine surtout visible à Moscou, avec ses élégantes décorations de pierre blanche sur mur de briques rouges ; la seconde, phase de maturité, correspond au baroque pétrovien qui prend son nom du tsar Pierre le Grand couvre le règne de ce dernier entre les années 1680 à 1720 et correspond à la construction de Saint-Pétersbourg ; la dernière phase, le baroque rastrellien, du nom de l'architecte des tsarines Élisabeth et Catherine II, Bartolomeo Rastrelli correspond au style Louis XV français ou rococo allemand. La couleur est de mise, comme dans le Saint-Empire.

Comme dans le Saint-Empire, les architectes viennent majoritairement d'Italie. 

Le style baroque est supplanté par l’architecture néo-classique. Après les absolutistes et leur désir de grandeur, une autre ère, plus démocratique s'ouvre, et un autre style architectural est chargé d'en éterniser les principes…

L’architecture baroque reviendra à la mode sous une forme néo-baroque dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Il n'est pas interdit de penser qu'il correspond alors à une certaine réaction absolutiste, en particulier dans le Second Empire de Napoléon III et l’Autriche-Hongrie de François-Joseph Ier...

D'après Wikipédia

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17 octobre 2018

TRANSPORTATION HUB - NEW YORK - ETATS-UNIS

La station World Trade Center du PATH (Port Authority Trans-Hudson), ou Transportation Hub, ou Oculus, a ouvert pour la première fois le 19 juillet 1909 au terminal d'Hudson. Lorsque ce dernier a été rasé pour faire place au World Trade Center, une nouvelle station, ouverte en 1971, a été construite. Celle-ci a servi de terminus aux lignes reliant Newark et Hoboken au World Trade Center avant qu’elles ne soient détruites par les attentats du 11 septembre 2001. Une station temporaire a été construite, et a ouvert le 23 novembre 2003. Le nouvel ensemble architectural, conçu par Santiago Calatrava, est terminé depuis le 3 mars 2016. Après son inauguration, c'est au tour de la galerie commerciale, comprenant plusieurs enseignes prestigieuses, d'ouvrir en août 2016.

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Une grande station de transit ne faisait pas partie du plan directeur Memory Foundations pour le site de Daniel Libeskind, qui souhaitait une plus petite gare dans le sens de la gare originale. Le design de Libeskind proposait de l’espace et des ouvertures, formant un Wedge of Light (« Coin de lumière ») de sorte que les rayons du soleil auraient frappé les empreintes du World Trade Center aux environs des équinoxes d’automne chaque année en septembre.

Début 2004, la Port Authority, propriétaire des terrains, modifie le plan de Libeskind pour inclure une station souterraine de niveau mondial, censée rivaliser avec la Station Penn et la Grand Central Terminal. Mais c'est l'architecte Santiago Calatrava qui s'attelle au nouvau projet. En signe de reconnaissance du projet de Libeskind, la gare se trouve à un angle permettant de maximiser l’effet des rayons de l’équinoxe. 

Toutefois, l’ambition du projet initial de Calatrava est réduite elle aussi, en raison des problèmes de sécurité. 

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16 octobre 2018

PALAIS D'HIVER - SAINT-PETERSBOURG - RUSSIE

Le palais d'Hiver est un palais impérial situé au cœur de la ville, construit de 1754 à 1762 à la demande de l'impératrice Elisabeth, fille de Pierre le Grand.

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Catherine II (1729-1796) y ajoute une partie appelée l'Ermitage, où elle reçoit des invités et collectionne des tableaux de grands peintres ; c'est de cette partie du palais d'Hiver que vient le nom de musée de l'Ermitage et de complexe de l'Ermitage (qui regroupe plusieurs bâtiments).

C'est Alexandre Ier (1777-1825) qui déclare le palais musée impérial. Il y a habité pendant plusieurs années. 

Aujourd'hui, le palais restauré fait partie d'un ensemble de bâtiments abritant le musée de l'Ermitage. Situé entre le quai du Palais et la place du Palais, adjacent au site du Palais d'Hiver original de Pierre le Grand, le Palais d'Hiver actuel et quatrième a été construit et modifié presque continuellement entre la fin des années 1730 et 1837, quand il a été sévèrement endommagé par un incendie et immédiatement reconstruit. La prise d'assaut du palais en 1917, telle que représentée dans les peintures soviétiques et le film d'Eisenstein en 1927, sont devenus un symbole de la révolution russe.

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D'après Wikipédia

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15 octobre 2018

MUSEE DU VIN - BORDEAUX - FRANCE

La Cité du Vin est un lieu d'exposition sur le thème du vin. Son inauguration a eu lieu le 31 mai 2016 en présence d'Alain Juppé et de François Hollande, et son ouverture au public a eu lieu le 1er juin 2016.

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Le projet de construction d’un centre culturel et touristique du vin est né en 2009. Une association de préfiguration est créée à cet effet, composée de la région Aquitaine, de Bordeaux Métropole, de la ville de Bordeaux, du conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et de la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. Son but est d’assurer, par la construction d’un monument, intermédiaire entre l'univers du musée et celui du parc à thème, « la transmission, la valorisation et la sauvegarde du patrimoine culturel, universel et vivant du vin ».

En janvier 2015, l’association est remplacée par une Fondation pour la culture et les civilisations du vin qui exploite et assure le développement comme la promotion de l'établissement. Son conseil d’administration est composé de trois collèges, le collège des fondateurs, le collège des personnalités qualifiées et le collège des amis. Un comité d’orientation culturelle contribue à la définition de ses grandes orientations. La fondation a deux ambassadeurs : le comédien Pierre Arditi et le dégustateur, critique de vin, Robert Parker.

Pour parer aux critiques de l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (Anpaa), qui voit dans la célébration du vin les méfaits de sa consommation et de ses effets, un amendement à la loi Evin a été voté en 2015 afin de permettre que « les contenus journalistiques ou œnotouristiques » traitant d’« une région de production ou du patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à une boisson alcoolique » ne soient pas considérés comme de la publicité.

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Pour mener à bien ses missions, la fondation est chargée de l'exploitation et du développement de La Cité du Vin, mise à disposition par la ville de Bordeaux, propriétaire du bâtiment.

Un financement mixte a été mis en place pour la réalisation du projet, avec toutefois un financement public largement majoritaire (81 % contre 19 % pour le financement privé).

Les travaux débutent en 2013. L’emplacement retenu se situe sur le site des anciennes forges du grand port maritime de Bordeaux, dans le nouveau quartier des Bassins à flot, sur l’ilot compris entre le quai Bacalan, l'entrée des écluses et la Garonne.

La forme du bâtiment, toute en rondeurs, à l’extérieur comme à l’intérieur, a été conçue par les architectes de l’agence XTU (Anouk Legendre et Nicolas Desmazières) et par l'agence anglaise de scénographie Casson Mann Limited qui ont voulu en faire un édifice emblématique à forte visibilité. Les deux agences ont été retenues par concours de maitrise d’œuvre en mai 2011.

La structure a une forme de cep de vigne noueux « pour rappeler à la fois un vin tournant dans un verre et les remous de la Garonne, qui borde le site ». La structure est recouverte de 918 panneaux de verre de trois couleurs : verre clair, gris et doré, et de 2 300 panneaux d’aluminium de tailles différentes. Sa façade est constituée de panneaux de verre sérigraphiés et de panneaux d’aluminium laqués irisés perforés. La tour culmine à 55 mètres.

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Le rez-de-chaussée, espace de forme arrondie de 4 mètres de hauteur, en accès libre, abrite une cave-bibliothèque de 9 752 bouteilles, représentant 88 pays. L’achat et la dégustation sur place sont possibles dans des espaces de restauration accolés à une boutique souvenirs, exploitée par La Cité du Vin.

Au premier étage, se trouvent les espaces d’expositions temporaires, un salon de lecture, des ateliers découvertes (dégustation, accord mets et vins, etc.), et un auditorium de 250 places accueillant tout au long de l'année des événements et spectacles.

Le second étage, cœur de la visite, accueille le parcours permanent, un voyage immersif à travers le temps et l'espace à la découverte du vin comme patrimoine culturel, universel et vivant : vingt espaces thématiques constituent un parcours de visite d'une durée estimée à deux heures, accompagnée du Compagnon de voyage, outil technologique innovant assurant le déclenchement des contenus multimédias, la traduction labiale en 8 langues et l'accessibilité pour tous publics.

Au 7e étage est installé un restaurant panoramique, avec, au 8e étage, un belvédère qui offre, à 35 mètres de haut, une vue sur la ville et le port de la Lune.

Des expositions culturelles y sont organisées depuis 2017.

Un ponton de 90 mètres donne accès à la Garonne pour des voyages œnotouristiques.

D'après Wikipédia

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14 octobre 2018

HOTEL D'ASSEZAT - TOULOUSE

Situé à peu de distance de la place Esquirol, l'hôtel d'Assézat est un hôtel particulier, élevé en 1555-1557 sur les plans de Nicolas Bachelier, le plus grand architecte toulousain de la Renaissance. Derrière un monumental portail en bois se cache une cour intérieure, rénovée en 1993.

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Cour d'honneur

C'est Pierre d'Assézat, riche industriel textile, qui a donné son nom à l'hôtel, dont la construction a débuté en 1555. Deux des côtés de la cour comportent une élévation à trois niveaux superposant les trois ordres classiques (ordre ionique, ordre dorique, ordre corinthien) ; il s'agit, avec la Cour Carrée du Louvre construite à partir de 1546, d'une des premières manifestations du classicisme français (période baroque).

Cet hôtel aurait dû être deux fois plus grand si le projet initial avait été respecté. Mais, les voisins ne cédèrent pas aux offres de Pierre d'Assézat, et ne voulurent pas vendre leur terrain. Pierre d'Assézat n'a pas pu en profiter : il meurt ruiné en 1581 avant que les travaux ne soient terminés. L'hôtel reste dans la famille Assézat jusqu'en 1761.

La banque Ozenne, qui achète le bâtiment au XIXe siècle, le lègue bientôt à la ville afin qu'elle y accueille des sociétés savantes. C'est toujours l'une de ses missions aujourd'hui. À partir de 1980, la ville commence la restauration des bâtiments anciens ainsi que la construction d'une extension moderne.

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L'hôtel d'Assézat accueille en particulier le musée de la Fondation Bemberg. En 1994, Georges Bemberg, riche argentin amateur d'art, prête pour 99 ans à la municipalité la remarquable collection qu'il a réunie (1100 œuvres réparties entre tableaux, sculptures et objets d'art) afin de la rendre accessible au public. Parmi les objets exposés, la peinture et le dessin occupent une place privilégiée, avec par exemple un ensemble unique de plus de trente toiles de Pierre Bonnard et des œuvres de grands peintres des différentes écoles européennes de peinture, du XVe au XXe siècle.

L'hôtel héberge également diverses sociétés culturelles : l'Académie des Jeux floraux, fondée en 1323 par sept troubadours dans le but de perpétuer à Toulouse le lyrisme courtois ; cette académie est considérée comme la plus ancienne société littéraire du monde occidental - la Société archéologique du Midi de la France - l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, fondée en 1640 ; elle s'est forgée un renom national et international au travers de l'action de ses membres, dans les domaines de la conservation, de l'enrichissement et de la diffusion du savoir - la Société de médecine, de chirurgie et de pharmacie - la Société de géographie - l'Académie de législation.

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Galerie Bemberg

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Entrée côté rue

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13 octobre 2018

STYLE NEO-BAROQUE

Le style néo-baroque est un courant artistique de la fin du XIXe siècle qui reprend les proportions et dispositions des éléments d’ornement de l'architecture baroque.

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Cathédrale de Salta, Argentine

 

 

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12 octobre 2018

VITRA DESIGN MUSEUM - WEIL-AM-RHEIN - ALLEMAGNE

Le Vitra Design Museum, sis à Weil am Rhein en Allemagne près de Bâle, est un musée à fonds privés consacré au design et au mobilier.

À la suite d’un incendie qui détruisit la majeure partie de ses usines, l’éditeur de meubles Vitra décide de reconstruire son site industriel à la manière d’un parc d’architectures. Il confie à Frank Gehry la création d’un musée pour présenter sa collection. Première réalisation en Europe de l’architecte, le bâtiment se présente comme l’imbrication de différents volumes et produit une géométrie contorsionnée. À l’inverse, les espaces d’exposition sont conçus comme de simples espaces rectangulaires, pour créer un environnement neutre favorable à la présentation des chaises.

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L’institution compte parmi les musées leaders au monde dans le domaine du design industriel de meubles et de l’architecture. Elle propose diverses expositions et manifestations portant sur l’architecture, le design et la conception de meubles.

Les collections permanentes sont notamment des créations de Charles et Ray Eames, George Nelson, Alvar Aalto, Verner Panton, Dieter Rams, Jean Prouvé, Richard Hutten ou encore Michael Thonet.

Depuis 1989, le fabricant de meubles suisse Vitra aménage son espace usine à Weil am Rhein en un propre parc d’architecture. Frank Gehry, Zaha Hadid, Nicholas Grimshaw, Alvaro Siza et Tadao Ando y sont représentés avec des constructions caractéristiques de leurs styles.

 

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